Artiste : King Gizzard & The Lizard Wizard
Album : Phantom Island
Label : KGLW
Lien : https://kinggizzardandthelizardwizard.com
Style : Pop/Rock, Alternatif & Indé
Les prolifiques King Gizzard & The Lizard Wizard complètent leur affolante discographie avec l’album Phantom Island, mélange d’éléments symphoniques intégrés à leur Pop-Rock teinté de psychédélisme.
Cette formation australienne débute en 2010 et sort un premier album en 2012. Depuis, elle a produit une discographie dont la profusion n’a d’égale que l’éclectisme. Entre albums studio, concerts et compilations, sont recensés aujourd’hui plus d’une cinquantaine de LP. Tout en préservant un regard vers les musiques progressives ou psychédéliques, les artistes passent du Jazz au Rock, de l’Électro au Heavy Metal, de la Folk à la Soul, tout en se fendant d’une belle réussite artistique. Cette variation de styles, à défaut d’être confortable pour l’auditeur, en fait un des groupes les plus intéressant de ces dernières années.
Illustré par une pochette évoquant l’œuvre de M. C. Escher, Phantom Island est leur premier vrai plongeon dans le symphonique. Les titres de cet album ont été réarrangés par Chad Kelly, chef d’orchestre et ami de Stu Mackenzie, le leader du groupe. Les deux premiers morceaux viennent se placer dans la lignée du disque précédent avec une profusion, une pointe de psychédélisme et des cuivres presque Funk qui rappellent Frank Zappa, puis après une ballade aux accents bucoliques, le reste de l’album se déplace vers le Pop-Rock voire la folk, fortement teinté d’un psychédélisme ne pouvant nier sa parenté avec la pop culture des années 70.
Le combo nous avait déjà habitué à ne pas être avare en entrelacement de lignes instrumentales. Pour ce disque, ils passent un cap en y ajoutant un ensemble de cordes et de vents. Toujours d’essence analogique, une densité bien présente s’associe avec des résonances supplémentaires par rapport au reste de la production du groupe. Cependant et malgré moins de compositions basées sur l’improvisation, les auditeurs habitués ne seront pas déstabilisés, car le disque garde cet élan créatif caractéristiques de ses artistes. Les instruments acoustiques y sont rarement éclipsés par les instruments électriques, et la voix principale ne prend jamais le pas sur l’accompagnement.










