Sorti fin septembre, le Px8 S2 reprend les améliorations de structure et de composants du Px7 S3, soit un dessin affiné, de meilleurs micros, une membrane carbone mieux intégrée aux oreillettes et un Bluetooth aptX Lossless sur la base d’une puce dernière génération Qualcomm 5.3. Mais d’une gamme supérieure, il se démarque à nouveau du Px7 et de presque tous les concurrents grâce à une excellente retranscription des timbres et à sa grande précision, dans un son qui fait aussi la part belle aux basses.

Best-sellers de Bowers & Wilkins, les casques wireless (sans fil mais également connectés) du fabricant britannique sont aujourd’hui une porte d’entrée accessible à la haute-fidélité, notamment pour les jeunes générations. Moderne, ces produits n’en délaissent pour autant pas la qualité musicale, avec une signature sonore qui rappelle que la marque travaille aussi avec beaucoup de studios dans le monde, à commencer par celui d’Abbey Road.
Pour cette nouvelle mouture du Px8, on retrouve les éléments qui ont apporté quelques mois plus tôt une meilleure ergonomie et d’importantes améliorations au Px7 S3 par rapport au Px7 S2. Apparu plus tard, le Px8 devient pour sa part seulement maintenant « S2 », au risque de brouiller un peu les pistes, bien qu’il récupère effectivement toutes les innovations du Px7 dernière génération, donc « S3 ».
En premier lieu et à la demande des clients de la marque, le Px8 S2 s’affine pour se retrouver exactement dans les mêmes dimensions que le petit frère. À savoir qu’il perd 3 mm d’épaisseur sur chaque oreillette, et paraît par la même occasion plus luxueux lorsqu’il est porté. Sa structure en aluminium moulé sous pression d’un bel effet s’associe à une incrustation classieuse des câbles dans les portants, ainsi qu’à une fine perforation tout autour de la coque, juste avant des coussinets maintenus sur cette version en véritable cuir nappa.

Pour nouvelle connectique, le Px8 S2 passe de la puce Bluetooth 5.2 du Px8 à une puce 5.3, qui en plus de la technologie aptX Adaptative possède également maintenant l’aptX Lossless. Les codecs plus habituels sont toujours disponibles, le DSP 24 bits étant encore plus à l’aise pour gérer les fichiers musicaux de haute résolution lorsqu’on le branche en USC-C vers un smartphone ou un DAC, ou de son port USB-C vers un jack 3,5 mm, ceci grâce à deux câbles de 1,2 m intégrés au centre de la pochette de protection.
Grâce à son nouveau système d’annulation du son (ANC), il immerge encore mieux dans la musique en cas d’environnement bruyant, d’autant que le placement des micros (quatre par oreillette) a été lui aussi revu pour améliorer également les échanges téléphoniques.
Pour la musique, le Px8 S2 fait toujours appel à des membranes large-bande en carbone de 40 mm de diamètre, supérieures à celles du Px7 S3. Mais comme pour ce dernier, celles-ci sont mieux intégrés dans l’oreillette en étant placées sur une structure carrée, fermement bloquée sur les quatre angles. À utiliser directement en Bluetooth, ce casque nomade bénéficie de l’application smartphone Music Bowers & Wilkins, qui permet d’utiliser un égaliseur cinq bandes afin de paramétrer le son selon ses préférences ou le style de musique écouté.
L’INSTALLATION
Le chargement plus rapide par USB-C (un peu plus d’une heure pour une charge totale) permet ensuite d’utiliser le Px8 S2 pendant une trentaine d’heures. Très pratique à écouter sans fil, ce casque y gagne cependant encore à être branché plutôt qu’utilisé en Bluetooth. De même, il est plus ouvert sur la musique si on le laisse en mode Classique (désactivé) plutôt qu’en mode ANC (suppression de bruit). Comme souvent, le mode transparent apporte peu d’intérêt, sauf à vouloir être très attentif aux bruits environnants, par exemple à vélo, mais au détriment de l’écoute musicale.
Même si notre approche est avant tout celle de purs hifistes et qu’à cette occasion, nos premiers tests ont été réalisés dans un environnement très calme, le fait de rester en possession du casque pendant un mois nous a permis de l’écouter pendant plus de 50 heures. Grâce à ce temps d’écoute, nous avons non seulement pu entendre la membrane de ce modèle presque neuf s’assouplir avec le temps, mais aussi profiter de lui dans de nombreuses utilisations nomades, dont l’avion, le train, ou encore le vélo et le métro en centre-ville.

LE SON
Apparu parmi les premières marques de hi-fi conventionnelle dans l’univers du casque nomade, puis connecté, Bowers & Wilkins possède encore aujourd’hui une longueur d’avance sur la plupart de ses concurrents directs. Pour autant, pas question de se laisser distancer, comme le démontre ce nouveau Px8 S2. Grâce à ses transducteurs carbones mieux bloqués dans la structure des coques, il gagne en fluidité par rapport au premier Px8, ainsi que dans le contrôle des basses, qui peuvent maintenant presque sembler parfois un peu « boomy » dans la retranscription, mais s’adoucissent si besoin avec l’égaliseur de l’appli smartphone.
Sur de l’électro ou du rap, l’écoute est prégnante et immersive, avec un contrôle des basses-fréquences qui impressionne pour un tel objet. Dans le même temps, ce meilleur casque nomade du fabricant préserve un grand nombre de détails des enregistrements. Par rapport au Px7 S3, il se montre plus précis, mais surtout encore plus clair sur les timbres, dont il nuance très bien les couleurs. L’aigu ne pique presque jamais, ou alors à très fort volume. Et malgré tout, ce produit B&W garde bien par sa retranscription les caractéristiques sonores de la marque. Le médium moins dominant que celui d’un Focal ou d’un Dali par exemple, ou l’image tout de même resserrée dans une approche plus monitoring, peuvent tout à fait permettre d’utiliser aussi le Px8 S2 comme un casque professionnel, notamment lorsqu’on est en déplacement.
Avec les câbles, le casque peut faire passer des fichiers mieux échantillonnés, au profit là encore des timbres, plus nuancés car bénéficiant de plus d’informations et de stabilité pour développer les harmoniques, au profit aussi d’une meilleure ouverture sonore. Pour cette dernière, l’image prend encore du volume quand on quitte le mode ANC, ce dernier étant surtout fait pour être utilisé dans les environnements bruyants, avec des résultats plus que corrects, même si certains concurrents moins axés sur la haute-fidélité sont pour le moment plus performants dans l’annulation des bruits. En tous les cas, le Px8 S2 est un véritable compromis entre une utilisation nomade et une écoute musicale de qualité, qui s’adresse à tous les publics et montre par son registre de graves qu’il souhaite aussi conquérir les jeunes générations.

NOTRE CONCLUSION
Après le Px7, c’est au tour du Px8 d’être modernisé et affiné dans une nouvelle version. Avec cette génération S2, ce casque nomade parmi les plus haut de gamme du marché (729 € en coloris Onyx Black ou Warm Stone, 829 € dans l’édition McLaren) a su écouter sa base de clients avant de se laisser lui-même écouter. Grâce à ces retours pris en compte par les ingénieurs de Bowers & Wilkins, il gagne en finesse et devient encore plus agréable à porter et à utiliser. Mais surtout, si le Px8 commençait à être rattrapé par le Px7 S3, au moins sur les basses, le Px8 S2 reprend une longueur d’avance dans la qualité des timbres et de la précision musicale. Grâce à cela et à un égaliseur cinq bandes parfois utile pour adoucir son message, il se place sans problème parmi les meilleurs casques nomades du marché actuellement.
FICHE TECHNIQUE
ORIGINE : Grande-Bretagne
PRIX : 729 €
DIMENSIONS : 177mm (L) x 60mm (P) x 234mm (H)
POIDS : 310 g
HAUT-PARLEURS : 2 x 40 mm dynamique en carbone
CONNECTIVITÉ : Bluetooth 5.3 (aptX™ Lossless ; aptX™ Adaptive ;
aptX™ HD ; aptX™ Classic ; AAC ; SBC) – UBC-C ; Jack 3.5 mm
FINITIONS : Onyx Black ; Warm Stone
10/12/2025











