Artiste : Aurora
Album : What Happened To The Heart ? (Deluxe)
Label : Decca (UMO)
Lien : https://www.aurora-music.com/
Style : Électronique, Pop
Mêlant des atours électroniques à ses chansons d’inspiration pop et folk, Aurora crée avec What Happened To The Heart ? un écrin plein de délicatesse pour faire virevolter sa voix pure et limpide.
Totalement autodidacte, la norvégienne Aurora Aksnes découvre un clavier dans le grenier familial et en explore les sons alors qu’elle n’a que six ans. Elle débute l’écriture de ses premières chansons alors qu’elle en a tout juste neuf, mais ce n’est qu’à l’âge du lycée que sa mère la pousse à présenter sa musique aux autres. Un de ses amis l’enregistre lors d’une de ses premières prestations et la diffuse sur Internet. Grâce à cette vidéo, Aurora se fait repérer par des labels et voit publier certains singles à partir de 2012, dont “Runaway” qui rencontre un certain succès sur les plateformes de streaming.
What Happened To The Heart ? est son quatrième album, dont voici une version légèrement augmentée un an après la sortie. Parmi ses influences, elle cite Leonard Cohen, Bob Dylan, Kate Bush ou Björk. S’il est vrai que ses compositions peuvent faire penser à la folk des deux premiers, leur habillage d’électronique les rapproche plus vers la pop moderne. Certains morceaux sont constitués de simples nappes de sons qui accompagnent sa voix cristalline, presque fragile. D’autres sont plus enlevées avec une rythmique qui s’affirme, une structure qui se complexifie et une instrumentation plus variée qui renforce l’intérêt du disque, et qu’on imagine enflammer les foules des festivals à venir.
À l’image de la voix, tout est clair et chaque source sonore est précisément positionnée, qu’il s’agisse d’une basse dansante, de la batterie, d’une guitare ou des chœurs. Les quelques ballades du disque sont de petites miniatures sonores pleine de charme avec un côté planant et quand les instruments se multiplient, les morceaux deviennent plus amples et plus impactants. Aurora en profitant pour pousser sa voix, de manière particulièrement délectable, certains passages se parant presque d’un son de club, pour un disque qui bannit l’ennui et prône fièrement un hédonisme plein de vie.











