Artiste : Zach Bryan
Album : With Heaven On Top
Label : Warner Records
Lien : https://www.zachbryan.com/
Style : Country, Folk, Pop
Parmi les premiers artistes évoqués dans les chroniques musicales du site internet de VUmètre, avec son album The Great American Bar Scene de 2024, Zach Bryan s’inscrit dans le prolongement de la tradition américaine d’une musique country/folk. Cet ancien militaire de l’US Navy ne voit d’abord la pratique de la guitare que comme un passe-temps. Puis face à l’écho que rencontrent ses publications sur le net, il autoproduit son premier album, nommé DeAnn en l’honneur de sa mère décédée en 2019. Depuis, le succès ne s’est jamais démenti ; il a été récompensé par un Grammy Award et par l’Académie de Musique Country.
Une polémique est née lors de la publication, en avant-première, d’une minute de la chanson « Bad News », où Zach Bryan questionne les méthodes de l’agence ICE. Il a alors dû expliquer que c’est l’amour de son pays qui le pousse à s’interroger sur l’évolution de la société américaine. Pour accompagner ses paroles, malheureusement pleines de clairvoyance, guitare et voix restent centrales, rappelant parfois le Bruce Springsteen de Nebraska. Cela dit, With Heaven On Top montre une évidente richesse avec une présence d’un accompagnement et d’arrangements de cordes plus travaillés. En résulte une sensation d’espace et de paix, comme si l’homme pouvait trouver sa place au sein de l’immensité.
Une voix qui ne se presse pas, des cordes de métal qui résonnent, c’est ce qui nous prend par la main pour nous amener dans le monde de Zach Bryan. Sur un titre comme « DeAnn’s Denim » c’est la sensation de proximité qui est presque troublante, la production jouant la carte de l’effacement. Ailleurs, la scène sonore se fait volontiers plus opulente, avec des timbres chauds en provenance des instruments à vent, trompette, trombone et saxophone. Les cordes ne sont pas en reste pour amener de l’ampleur et jouer le liant dans cette musique qui, sans être dansante, sait habilement nous faire bouger.










