Attirante pour de nombreux ingénieurs audio ces dernières années, la technologie des transistors Galium Nitride (GaN-FET) pourrait être la révolution attendue pour faire passer la classe D parmi les amplifications favorites des mélomanes.
Après le lancement d’une marque comme Ixycore à Vienne, c’est au tour de Thrax, plus connu pour ses amplificateurs à tubes, d’intégrer des transistors GaN dans son nouveau modèle. Et pour débuter, il propose deux blocs compacts avec des châssis aux dimensions et au dessin similaire à ceux des récents préamplificateurs Janus et préampli phono Cotys (test VU#63 ; Remarquable).
Nommés D-Mono, ces deux amplis de 200 W de puissance chacun sous 4 ohms combinent des transistors 10 fois plus rapides que ceux en silicone de la classe D traditionnelle à une alimentation PFC de 400 W. Par cet acronyme PFC (Power Factor Correction), l’alimentation est capable d’adapter exactement sa puissance et donc sa consommation au besoin énergétique des appareils, avec un gain pouvant aller jusqu’à 40 % par rapport à une alimentation conventionnelle.


Grâce à sa célérité, le D-mono fait primer un signal toujours très rapide à une forte rétroaction négative, afin de rester le plus fluide possible et d’offrir une dynamique très difficile à retrouver jusqu’ici, tant avec les circuits en classe D habituels qu’avec ceux en classe AB. Et comme Rumen Artarski est un amoureux du tube, il s’est également attelé à ce que ses blocs mono sonnent très naturellement et possèdent une grande profondeur de scène. Pour cela, il a également poussé la fréquence de commutation à un niveau très élevé (800 kHz), bien au-delà de la gamme audible, afin d’éloigner les artefacts de commutation et de développer le son le plus pur possible.
Le prix des D-Mono est autour de celui des deux autres modèles de la gamme, plus exactement de 9 600 € la paire.












