Artiste : Jonathan Jeremiah
Album : We Come Alive
Label : PIAS Recordings Germany
Lien : https://www.jonathanjeremiah.co.uk/
Style : Soul, Folk
Né d’un père indien et d’une mère irlandaise, Jonathan Jeremiah débute la pratique de la guitare à l’âge de 5 ans. Au fil des ans, il se construit une large culture musicale allant de la Folk et de la Pop anglo-saxonnes à la chanson française. Avant d’entamer sa carrière d’artiste, il occupe différents emplois afin de financer ses sessions d’enregistrement et sort finalement Solitary Man -son premier album- en 2011. C’est aujourd’hui au tour d’un 6ème album et, malgré une certaine distance avec le monde médiatique, notamment à l’international, sa musique est aujourd’hui parvenue à séduire les critiques et une base de fans attentifs.
Sans les rejeter totalement, We Come Alive prend sensiblement ses distances avec les inspirations Folk des premiers albums de Jonathan Jeremiah. L’analogie s’y fait alors encore plus avec la musique de Scott Walker ou de Burt Bacharach, aidée en cela par les nappes de cordes et le travail sur les harmonies qui survolent la voix grave et posée de l’artiste, cette dernière occupant un rôle central dans ce nouvel album. L’utilisation langoureuse de la base électrique rappelle aussi l’incontournable « Melody Nelson » de Serge Gainsbourg, le suave climat cinématographique et Soul qui émane de la plupart des titres nous transportant incontestablement dans les années 70.
Comme évoqué plus haut, la voix grave, délicatement nasillarde du chanteur est avantageusement capitonnée par de voluptueux arrangements de cordes. Cette sérénité toute analogique amène une douce chaleur et, quand les chœurs s’en mêlent, comme dans le titre « The Suntrap », nous voilà dans une ambiance quasi tropicale. Sans jamais presser le rythme, en gardant la sensualité comme point de mire, la séduction opère. Quelques titres comme « Kolkata Bear » cédant au calme général apparaissent un peu plus chaloupés, sans pour autant plonger dans une énergie qui les détacheraient trop du reste de l’album, dont les multiples arômes savent réchauffer les sens à l’image d’un vieux vin doucereusement capiteux.



