Artiste : Flavien Berger
Album : plouf ! (Léviathan)
Label : Pan European Recording
Lien : http://paneuropeanrecording.com
Style : Pop, Chanson Française
Dix ans après son album Léviathan, Flavien Berger fait appel aux musiciens du groupe La Brume pour réécrire ses compositions et créer plouf !, un disque pop envahit d’un psychédélisme aquatique.
Le parisien Flavien Berger est issu d’une famille évoluant dans le milieu du cinéma, son père est aussi critique de Jazz. Adolescent, il écoute du rap et découvre la composition avec le jeu Music 2000. Lors de ses études à l’ENSCI – Les Ateliers, il forme avec d’autres étudiants le collectif Sin au sein duquel il s’occupe de la mise en son des créations. Par la suite, ils s’exilent à Bruxelles et c’est depuis la capitale belge que l’artiste publie sa musique, d’où il se fait remarquer avec deux EP et surtout son premier album en 2015, qui démontre une grande originalité dans des compositions basées sur l’électronique et le home studio.
Plouf ! est une relecture en profondeur, dix ans après, de ce premier album. Cette fois-ci, Flavien Berger fait le choix de délaisser les ordinateurs et autres séquenceurs pour faire appel à des musiciens qui vont littéralement recomposer ses titres. Cela donne une musique plus organique, un peu hors du temps, comme quand les grands arrangeurs français s’essayaient au psychédélisme. On pense à Jean-Claude Vannier ou aux moments en apesanteur de la bande originale de Planète Sauvage par Alain Goraguer. Le collectif et l’acoustique nous amènent vers des terres musicales qui se jouent des repères habituels, pourvu que l’on y prête attention.
Le Léviathan nouveau n’a pas totalement perdu ses sonorités aquatiques, mais il a gagné une chaleur et une fluidité que seul le jeu en groupe peut amener. Et d’ailleurs, ce sont bien les musiciens et leurs instruments qui sont mis en avant. La voix est placée à un niveau à peine en dessous de ces derniers, favorisant sa participation à la création d’ambiance plutôt que la compréhension des textes. Le rendu des timbres et en particulier le son du synthétiseur, semble être un hommage aux enregistrements des studios français dans les années 70, lorsqu’il s’y tentait des expériences sonores sans que les artistes lâchent totalement prise.











