Artiste : Drift
Album : At The Party
Label : Animal 63
Lien : https://www.youtube.com/watch?v=hg9UnQk1oPM
Style : Électronique, Funk, Pop
Sous le pseudonyme Drift se cache Renaud Letang, ingénieur du son et producteur très prisé. Son premier album de Pop guimauve, At The Party, a le tempo parfait pour accompagner un apéro tranquille.
Rattaché aux studios Ferber, notamment au studio B dans lequel il a posé ses valises, tout en assurant la sonorisation des concerts de Jean-Michel Jarre, l’ingénieur et producteur Renaud Letang a travaillé avec une quantité impressionnante de musiciens, dont une bonne partie des artistes importants de la scène française. Dans la liste particulièrement longue des albums qu’il a réalisés, il a embrassé une multitude de styles, mais à côté de ces réalisations, discrètement, il travaillait aussi sur des compositions personnelles qu’il publie enfin. Les artistes qui prennent parti au disque sont aussi nombreux qu’hétérogène dans leurs provenances et leurs horizons, parfois très éloignés.
En prenant le pseudonyme de Drift, Renaud Letang nous livre une musique qui lui est personnelle. On peut y voir des ascendances venues du Disco et du Funk, est un peu comme si ces styles ne cherchaient pas à faire danser et osaient un mariage avec le Lounge voire l’Easy-Listening. Au regard du nombre de featuring, les morceaux semblent le fruit d’un collectif et selon les participants, ils prennent des atours plus proches de la musique électronique ou du Hip-Hop. Pour respecter l’ambiance du disque, même le trublion Philippe Katerine se fend de paroles moins saugrenues et moins clivantes qu’à son habitude.
Cet album, produit par Renaud Letang lui-même, c’est un peu comme un plat digne d’un restaurant étoilé qui nous serait servi avec les parts de Mamie lorsqu’elle nous trouvait anémié. L’ambiance est parfaite pour se détendre sur un roof-top, mais les audiophiles apprécieront l’équilibre sur de multiples critères, jamais dans l’excès. L’ensemble des instruments et autres sons électroniques sont très lisibles et parviennent à ne pas sacrifier le lien entre eux. La scène sonore n’est en revanche pas des plus large, néanmoins, tout trouve sa place naturellement entre les enceintes. La sonorité générale sait elle aussi maintenir l’équilibre entre chaleur instrumentale et précision.










