Artiste : Fat White Family
Album : Konk If You’re Lonely
Label : Domino Documents
Lien : https://fatwhitefamilymusic.com/
Style : Rock
Les aventures musicales des Anglais de Fat White Family commencent en 2011 par la réunion de Lias Kaci Saoudi, du guitariste Saul Adamczewski et du bassiste Joseph Pancucci-Simpson. Ils enregistrent un premier album en 2013 qui rend hommage à la musique de The Fall à travers le single « I am Mark E Smith », avec lequel leurs shows gagnent la réputation de cristalliser une excentricité qui colle au grand Rock’n’Roll. Ils multiplient alors les collaborations, donnant naissance aux groupes The Moonlandingz, Insecure Men ou Warmduscher. En quelques années, Fat White Family verra le départ d’une partie de l’effectif initial, mais reste encore à ce jour sous la forme d’un sextet.
Konk If You’re Lonely est enregistré le 17 décembre 2024 dans le mythique studio des Kinks, qui a justement vu passer The Fall pour l’album Re-Mit. Captés en une journée à la suite d’une tournée et dans les conditions du live (comme l’indique le sous-titre de l’album) treize morceaux piochés le long de la carrière du groupe déroulent un Rock dépenaillé et crasseux. À l’écoute des paroles, le nihilisme n’est pas un vain mot pour les Fat White Family, qui musicalement lorgnent vers du Post-Punk et du Rock Garage qui grince et qui colle. Des titres comme « Tinfoil Deathstar » pratiquent une légère ouverture vers la New Wave, mais on reste toujours en territoire britannique.
Vu que l’enregistrement s’est fait en studio, le public est absent de ces bandes, qui gardent pourtant les notions d’ampleur de la scène et l’énergie habituellement communes aux captations en public. Dans la même dynamique, le lien qui soude un groupe quand il joue ensemble -et non chacun sa partie en overdub- est manifeste sur tous les titres. Et malgré la captation en un jour, on imagine que prendre le temps d’avoir peaufiné quelques réglages en studio a permis de mieux maîtriser la matière sonore, ce qui n’est pas superflu face à la saturation de certains morceaux, à l’instar de « Whithout Consent » et du titre suivant.










