BARWICK/LATTIMORE – TRAGIC MAGICFLOWER TRAVELLIN’ BAND – SATORI

Artiste : Julianna Barwick, Mary Lattimore
Album : Tragic Magic
Label : InFiné
Style : Électro

Juliana Barwick est originaire de Louisiane et fait ses premiers pas dans l’apprentissage de la musique en pratiquant le chant choral, lorsque enfant elle fréquente de petites églises rurales. Elle sort un premier Ep en 2006 dans lequel elle s’empare de machines électroniques afin de créer des boucles sur lesquelles poser sa voix. Depuis, on l’a vu notamment aux côtés d’Helado Negro.

Tout comme sa mère, Mary Lattimore est une harpiste et a reçu une formation classique pour cet instrument, mais si elle cite les compositeurs Maurice Ravel ou Claude Debussy comme influences, des artistes pop tels Brian Eno et The Cure comptent aussi dans ses inspirations.

Sans une certaine naïveté, la pochette du disque représente un dessin des deux femmes plongées dans une forêt dont la luxuriance et l’ordre évoquent une sorte d’éden. Et vous pouvez vous fierà cette pochette, car cette musique semble elle aussi venir d’un endroit céleste, comme un paradis inaccessible. Ces deux figures de l’Ambient capturent avec une inouïe légèreté l’essence de la spiritualité du New Age. Heureusement, elles sont bien loin des dérapages associés à ce style dans les années 80 ou 90, source de bien trop nombreuses productions hasardeuses. Tragic Magic séduit au contraire par sa douceur, son côté aérien et pénétrant, par moments même hypnotisant.

Avec le concours du label InFiné, les deux musiciennes se sont retrouvées dans un studio de la Philharmonie de Paris et ont eu accès à la collection d’instruments du Musée de la Musique. Juliana Barwick à donc emprunté les synthétiseurs Jupiter et Prophet-5 et Mary Lattimore des harpes historiques. En faisant le choix d’une acoustique neutre, même lors des courts moments ou la harpe se trouve seule, l’identité sonore de Tragic Magic se trouve loin des captations classiques. Les glissandi électroniques ouvrent l’espace et donnent la consistance sur laquelle viennent se poser les fines dentelles de voix angéliques. Le titre « Rachel’s Song », une reprise de Vangelis, nous entraîne dans une virée stellaire.

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