Artiste : Lido Pimienta
Album : Caribenya
Label : Anti/Epitaph
Lien : https://lidopimienta.com/
Style : Musique Du Monde, Électronique
Née en Colombie dans la ville de Barranquilla, Lido Pimienta s’installe dans sa jeunesse au Canada pour se fixer à Toronto. Elle publie son premier album Color en 2010, après lequel il faudra attendre six ans pour voir un successeur. Entre temps, elle s’est séparée de son mari qui était aussi son producteur, elle étudie la critique d’art et gagne en compétence dans la production musicale. Elle sort donc le plus expérimental La Papessa en 2016, collabore avec les DJ de The Halluci Nation et reçoit le Polaris Music Prize en 2017 pour le meilleur album en langue espagnole. Elle s’engage aussi pour la cause des femmes de couleur, jusqu’à créer la polémique lors d’un de ses concerts.
Le titre Caribenya de ce nouvel album vient de l’improbable contraction du mot ‘caribean’ et ‘Enya’, artiste qui a rencontré le succès à la fin des années 80 avec son titre « Orinoco Flow ». Cela étant posé, la musique de Lido Pimienta ne peut se résumer à ce néologisme. On pourra plus facilement comparer sa démarche à celle de Björk ou de Rosalìa, à ceci près que la colombienne est dans un abord plus aguicheur en restant proche de la Cumbia et intègre, de manière décomplexée, la séduction des rythmes caribéens comme l’immédiateté des mélodies d’une Pop sud-américaine. Sans être trop faciles, une bonne parties des morceaux qui constituent cet album sont des tubes potentiels.
Les compositions sont imprégnées des styles musicaux de l’Amérique du Sud et des caraïbes, alors que les sonorités sont complètement tournées vers la modernité et l’électronique. Ambiances habités alternent avec des rythmes dont l’efficacité invite à la danse et sont dominés par une voix aigüe. Le chant est parfois transformé ou doublé grâce aux outils de studio, mais jamais au point de devenir perturbant pour l’écoute. Bien que l’efficacité soit en point de mire, la dynamique n’est pas exacerbée et un peu de sensualité n’est pas exclue, notamment avec l’instrument à vent dans la rythmique d’un morceau comme « Libélula ».











