Artiste : Textures
Album : Genotype
Label : Kscope
Lien : https://texturesband.com/
Style : Metal
Textures est un sextet néerlandais qui se forme en 2001. Le premier groupe comprend déjà le guitariste Bart Hennephof et le batteur Stef Broks, seuls membres à être présents dans toutes les itérations de la formation. Au départ, ils sont accompagnés de Rom de Leeuw, Jochem Jacobs, Dennis Aarts et Richard Rietdijk. Leur premier album Polars, aux accents Ambient qui disparaîtront dans la suite de leur discographie, est bien accueilli dans le milieu Métal, les imposant comme un groupe important de cette scène. Malgré leur séparation en 2018, les fans espéraient toujours la sortie d’un nouvel album, car la rumeur voulait que Phenotype de 2016 avait été imaginé comme un double album.
Si Genotype peut effectivement être vu comme la suite attendue de Phenotype, toutes les compositions sont nouvelles et le groupe a évolué pendant la décennie qui sépare les deux albums. Cependant, les fondamentaux restent présents et les fans qui ont suivi leur parcours ne seront pas déçus. En l’atat, nous sommes toujours en présence d’un groupe de Métal progressif, mais à leur façon, en étant à la recherche d’une certaine forme d’efficacité. Ils évitent par là certaines démonstrations de virtuosités instrumentales que l’on peut retrouver chez d’autres groupes, d’ailleurs pas toujours des plus attrayantes. Ici, il y a bien quelques parenthèses laissant le synthétiseur en avant, mais elles n’impactent jamais la forte dynamique de l’ensemble.
On pourrait dire que le son est d’une grande fermeté sans être brutal, dans le sens où il y a une violence parfaitement maîtrisée. La batterie se veut lourde, mais elle est posée avec aplomb et les cymbales ne débordent jamais. La guitare comme la basse sont agressives, même si la saturation ne s’impose jamais trop. Et là aussi, si la maîtrise des instruments est palpable, elle ne va jamais chercher la démonstration. Renforcé par les interventions du synthétiseur, cela se déroule dans une certaine froideur propre au style, cette atmosphère de désenchantement liée aux thèmes abordés correspondant assez bien à des systèmes très neutres ou monitoring.










