VINCENT PEIRANI – LIVING BEING IV (TIME REFLECTIONS)

Artiste : Vincent Peirani
Album : Living Being IV (Time Reflections)
Label : ACT
Lien : https://vincent-peirani.com/
Style : Jazz Contemporain

Poussé par son père musicien, Vincent Peirani pratique l’accordéon et intègre le conservatoire de Nice, où il suit une formation classique à la clarinette. Il obtient de nombreux prix et remporte des concours de musique classique aussi bien avec sa clarinette que son accordéon. À l’âge de 20 ans, il plonge dans le jazz et reçoit notamment l’enseignement de Daniel Humair et Ricardo Del Fra. Son parcours n’est pas moins brillant dans ce style que dans les précédents et à côté des nombreuses publications sous son nom, il multiplie les collaborations dans le jazz, la chanson française ou la musique du monde, avec, pour ne citer que les plus médiatiques, Youn Sun Nah, Stromae ou Richard Bona.

Hébergé par le label ACT depuis 2013, Vincent Peirani utilise son accordéon non pas pour donner un marqueur à sa musique, mais comme un moyen de voyager entre les styles. Le fait d’évoluer en quintet sur cet album permet de multiplier les facettes des morceaux, réflexions des influences de l’artiste. Au sein du titre « LL » (hommage à Lionel Loueke) on passe du Free Jazz au Rock Progressif. S’en suit « Physical Attraction », dont le groove regarde vers la Jamaïque, puis « Better days » où se rencontrent Classique et Folk et, enfin, le très pop « Bremain Suite » qui emprunte les thèmes de ses digressions musicales à Queen, Portishead et aux Beatles.

Une nouvelle fois, ACT nous gratifie d’un album parfaitement réalisé dans la prise de son comme le mastering. La grande lisibilité s’accompagne d’une douceur qui évite toute froideur ou surdéfinition et rend parfaitement hommage aux instruments acoustiques. À l’inverse de nombreux disques d’accordéonistes, l’instrument bien présent n’écrase pas les autres musiciens. C’est bien un quintet que nous écoutons, chacun prenant une part dans les compositions et la couleur sonore de l’album. Ici, la batterie se montre moelleuse en même temps que percutante et le saxophone évite toute brillance exacerbée pour toujours garder un rendu chaleureux.