MIDLAKE – A BRIDGE TO FAR

Artiste : Midlake
Album : A Bridge To Far
Label : Bella Union
Lien : https://midlakeband.com/
Style : Folk, Pop

Les membres d’origine du groupe Midlake se rencontrent tous à l’université de Denton, Texas. Ils sont étudiants en Jazz et fondent un premier groupe en 1999, avant de changer de nom comme de style musical. En 2004, ils publient Bamnan And Silvercork, un premier disque assez orienté Pop à synthétiseurs. À la suite de nombreux concerts et d’un gros travail de studio, ils reviennent pour un deuxième album et une musique qui regarde plus du côté de la Folk, avec laquelle ils fixeront leur style de manière définitive. Grâce à leurs ressources internes, ils se remettront du départ de leur leader qui entame une carrière solo en 2012 et continuent à jouer et enregistrer encore 13 ans plus tard.

La pochette du disque, sorte de collage kaléidoscopique mimant les couleurs saturées et l’objectif fish-eye utilisés dans les années 70, illustre parfaitement la Folk imprégnée de psychédélisme que Midlake déroule à nouveau dans A Bridge To Far. On s’imagine revenir en banlieue de San Francisco au moment de l’explosion du mouvement hippie. Les ambiances sont éthérées, embrumées et bucoliques, ouvrant sur des espaces cinématographiques qui peuvent appeler au recueillement. Les titres communiquent un sentiment de liberté et d’insouciance, en alternance avec une légère mélancolie. Certains passages ou morceaux, comme « The Calling », ont un rythme plus enjoué.

Si le style est marqué par les années 70, le son, bien que mettant en valeur des instruments acoustiques, ne se repend pas dans une quelconque nostalgie. Il ne favorise aucune partie du spectre sans s’épancher pour autant dans les extrêmes. Il fait preuve d’une grande douceur et devient presque enveloppant. Dans un même mouvement, sur « Days Go By », il fait preuve de lisibilité en plaçant la flûte à peine au-dessus des résonances claires des cordes de guitares. La voix se fond avec les instruments pour renforcer les harmonies, aidée en cela par quelques chœurs et le passage, sur un titre pour chacune, d’Hannah Cohen et Madison Cunningham.