Artiste : Lorien Testard
Album : Clair Obscur : Expedition 33
Label : Laced Record
Lien : https://www.lorientestard.com/
Style : Bande Originale
Domaine encore peu abordé chez Vumètre, la bande originale d’un jeu vidéo est aujourd’hui mise en avant grâce à l’album Clair Obscur, dont la musique a été composée par Lorien Testard, avec Alice Duport-Percier pour les parties vocales. Lui débute la guitare en autodidacte avant de passer par des voies plus académiques pour devenir professeur de guitare. C’est par la publication de ses compositions -déjà destinées à illustrer des jeux vidéo- sur la plateforme SoundCloud qu’il se fait remarquer par l’équipe de Sandfall Interactive. Elle est soprano, elle a suivi une formation classique et possède un riche parcours professionnel avec les ensembles Kapsbergirls, Libera Me et Tenta La Fuga.
Autant prouesse que succès d’un studio montpelliérain, le jeu vidéo Clair Obscur n’a rien laissé au hasard, surtout pas sa bande son. En effet, on a affaire à plus de dix heures de musique (avec le rajout de décembre 2025) dans une improbable variété de styles musicaux pour illustrer les différentes scènes. Au milieu d’une dominante classique et d’une forte présence de la guitare sèche, qui rappelle notamment les musiques de Joe Hisaishi pour le studio animé Ghibli, se retrouve du jazz ou de l’électro, mais bien éloignée de ce que l’on peut retrouver sur d’autres produits du même type. Car ce qui est recherché avant tout ici, c’est la puissance évocatrice de la musique, sans pareil pour créer des ambiances et solliciter les émotions.
Un duo d’instruments acoustiques ou un solo d’accordéon succède à des envolées épiques qui illustrent des combats, il y a aussi quelques –rares– morceaux où les beats électroniques deviennent centraux. Les synthétiseurs sont là pour souligner les aspects dramatiques de la quête et ne dénotent pas avec les orchestrations que mène Daniel Sicard dans les moments les plus impliquants. Le rendu de la prise de son n’est pas du niveau des meilleurs disques classiques, mais le mixage des réverbérations et des instruments donne une scène enveloppante, particulièrement claire obscure à écouter au casque. Évidemment, se lancer dans l’écoute d’une œuvre d’une telle durée peut être intimidant, mais cette bande son est à elle seule une véritable aventure.










