Accuphase avait prévenu récemment que les deux intégrés d’entrée de gamme de son catalogue seraient remplacés par un seul. C’est chose faite avec le E-3000, mais si nous nous attention plutôt à une suppression du châssis du E-280 pour ne plus garder que des intégrés avec trappe en face avant, comme le sont les E-380 et tous les autres modèles du fabricant japonais, c’est l’inverse qui semble avoir été choisi par les ingénieurs.
De 100 watts par canal sous 8 ohms (et 150W sous 4Ω), le E-3000 gagne 10W par rapport au E-280 et perd 20W par rapport au E-380. Le dessin de la face avant est très légèrement revu (certains boutons ronds deviennent carrés) et le panneau arrière offre toujours autant d’entrées RCA (au nombre de cinq) en plus d’une XLR. Deux fois deux paires de borniers sont toujours disponibles, très pratiques pour le bi-câblage ou pour câbler deux paires d’enceintes différentes. Le circuit interne lui aussi retouché utilise de nouveau Mosfet et améliore la structure purement parallèle (une fois dépassé le transformateur d’alimentation, unique pour les deux circuits).
Toujours très polyvalent avec sa télécommande (nouvelle version RC-260) de série, sa sortie pre out ou son entrée main in pour intégrer directement la partie amplificatrice, le E-3000 garde les mêmes niveaux de rapport signal-sur-bruit que le E-280 (test VU#38). À 5 990 €, il vient se placer 1 000 € plus cher que l’ampli d’entrée de gamme précédent et 1 000 € moins cher que le E-380. Sans doute pertinent pour le marché japonais, il impose maintenant aux auditeurs européens, plus friands des modèles avec trappe, d’investir a minima dans un E-4000 (test VU#46), à 9 290 €.












