Le changement n’est pas majeur, mais il rassure sur le fait qu’après un développement continue sur la nouvelle gamme connectée Diva Utopia -depuis peu renforcée par un troisième modèle Alta- le fabricant français s’intéresse encore à ses modèles passifs.
Sur le papier, presque rien ne change pour cette nouvelle Scala Utopia Evo M, porte d’entrée et pour le moment seul modèle à évoluer dans la gamme Utopia, bien qu’on s’attende à ce que les trois enceintes supérieures suivent la même voie.
Le poids reste donc de 85 kilos par unité pour un volume de 124.7 par 39.3 par 67 cm. Et cette colonne bass-reflex garde le woofer de 27 cm (10.6’’) à membrane propriétaire « W », tout de même ici à double ferrite de 16 cm (6.3’’). Mais en regardant de plus près, on voit que non seulement le médium « W » en fibre de verre est renforcé avec un profil « M » de 13 cm (5.1’’), mais qu’aussi et peut-être surtout, le tweeter perd le béryllium si cher à Focal depuis 2000.
Par sa nouvelle construction PRISM (Photon Refined Intelligent Structured Membrane), cette membrane multicouche et micro-structurée est annoncée à la fois encore plus rigide et plus légère. Les réflexions à l’origine de sa conception doivent aussi venir du fait que dans certains pays, le béryllium était jugé comme un matériau à risque, même si son utilisation pour des membranes hi-fi protégées par une grille n’en présentait aucun.



Malgré ses deux nouvelles membranes, la Scala Utopia III Evo M ne change ni sa réponse en fréquence déjà très étendue (27 Hz – 40 kHz), ni sa sensibilité de 92 dB. En revanche, son impédance nominale passe de 8 à 6 Ω. Les couleurs évoluent légèrement, de six à cinq, puisque le marron chocolat, le blanc et le gris disparaissent au profit de finitions « Off White » et « Warm Taupe ». Et dernière bonne nouvelle : le prix n’évolue pas et laisse ces enceintes positionnées à 40 000 € la paire.







