Artiste : John Williams
Album : John Williams Legacy
Label : Deutsche Grammophone
Lien : https://www.johnwilliamslegacy.com/
Style : Classique, Bandes Originales
Véritable monument dans le monde des bandes originales, le multi-primé John Williams compose depuis le début des années cinquante et a signé des thèmes parmi les plus connus et identifiables du grand public. Fils d’un percussionniste et batteur, il apprend le piano, le trombone, le tuba et la trompette. Il s’intéresse d’abord au jazz, étudie à Los Angeles puis intègre la Juilliard School de New-York. Il compose autant en jazz qu’en musique classique et travaille rapidement pour la télévision et le cinéma. Grâce à sa rencontre avec Steven Spielberg, puis à celle avec Georges Lucas, John Williams écrira ses thèmes les plus marquants.
Aucune réelle surprise n’est recherchée sur ce disque John Williams Legacy, qui se centre sur des succès du box-office et peut être considéré comme une sorte de petit best-of du compositeur et chef d’orchestre. Environ la moitié des pièces proviennent des sagas Star Wars et Harry Potter, toutes deux riches en épisodes il est vrai, mais ce qui ne laisse plus de place que pour huit autres titres (et donc huit autres films) sur le reste de l’album. Bien peu face à la prolifique carrière du compositeur ! Toutefois, il reste évident que cette musique contient un pouvoir fortement évocateur, qui sait donner de l’ampleur à l’orchestre pour happer l’auditeur par son emphase. Le fait que les thèmes soient pour la quasi-totalité très connus même si l’on n’est pas un cinéphile assidu participe au plaisir d’écoute.
Dans une alternance à peu près métronomique, ces plages sont extraites soit des récents enregistrements avec les Berliner Philharmoniker, soit de ceux avec les Wiener Philharmoniker, sauf le thème de « La liste de Schindler » joué par la Recording Arts Orchestra of Los Angeles et la violoniste Anne-Sophie Mutter (capté en 2019). Toutes ces versions sont dirigées par John Williams lui-même, la captation de Deutsche Grammophon cherchant souvent à maintenir une sonorité compacte voire touffue, plutôt qu’une transparence qu’on aurait pu parfois apprécier. Des moments plus légers ou subtils comme l’introduction de E.T. sont tout de même correctement préservés, surtout lorsque les percussions comme les xylophones, triangles et clochettes sont sollicitées. Mais ce best-of reste avant tout l’occasion de réécouter de manière luxueuse les plus grands thèmes du compositeur nonagénaire.







