Artiste : Jeff Parker
Album : Happy Today
Label : International Anthem
Lien : https://jeffparkersounds.com/
Style : Jazz
Guitariste de Rock, de Jazz, de Folk… la liste pourrait être bien plus longue pour ce musicien qui multiplie les projets, collaborations et participations. Membre de l’Association for the Advancement of Creative Musicians, Jeff Parker est surtout connu pour avoir intégré le groupe de Post-Rock Tortoise à partir de leur troisième album, et y tenir une rôle central ou avoir été à l’initiative d’Isotope 217˚. On le voit aussi apparaître comme musicien de session pour des artistes aussi divers que Yo La Tengo, Andrew Bird, Meshell Ndegeocello, Joshua Redman, Toumani Diabaté ou Tom Zé.
Pour Happy Today, Jeff Parker a réuni autour de lui le batteur Jay Bellerose, la contrebassiste Anna Butterss et la saxophoniste Josh Johnson. Alors qu’il travaille avec eux à l’enregistrement d’un nouvel album, le groupe ainsi formé se produit au club ETA de Los Angeles. Ils y enregistrent la nuit du 20 août 2025 et trouvent que ce qui est fixé sur la bande rend mieux hommage à leur musique. La captation d’une partie de cette soirée sera donc leur nouveau disque. Dans un esprit d’improvisation et de collaboration qui rappelle le Spiritual Jazz comme le phantasme des années 70, les instruments se positionnent doucement, démontrant la complicité des musiciens, avec un goût du jeu assumé.
La scène sonore possède une aération plus qu’enviable et une taille tout à fait crédible, même si les canaux gauche et droit sont trop séparés. Sa largeur est en adéquation avec le volume du plateau d’un club qui n’excède pas 400 places. Le son maintient donc cette tendance cosy, sans rechercher une coloration trop chaleureuse. Axée sur les timbres, la prise de son met en évidence la guitare électrique, douce et sans distorsion, qui marque les premières mesures avant d’être rejointe par le saxophone et ses touches suaves, sur un tempo calme et serein, pour construire une musique parfois répétitive pendant deux sessions de plus de 20 minutes. Les cordes de la contrebasse sont manipulées avec délicatesse et procurent des transitions bienveillantes, dans la continuité stylistique de Jimmy Garrison dans A Love Supreme.













