Artiste : Dead Can Dance
Album : In Concert
Label : [PIAS]
Lien : https://www.deadcandance.com
Style : Pop, Pop/Rock, Alternatif & Indé
L’âme du groupe Dead Can Dance doit beaucoup, pour ne pas dire tout, à la rencontre du britannique Brendan Perry à la voix de baryton et de l’australienne Lisa Gerrard à la tessiture de contralto. Leur rencontre à lieu au début des années 80 alors qu’ils font tous deux parties de la scène musicale de Melbourne. Rapidement ils se décident à déménager pour Londres, qu’ils pensent plus propice à accueillir leur musique, en marge de ce qui s’écoute à l’époque en Australie. Effectivement, sur place le label 4AD, pilier central du mouvement gothique naissant, s’empresse de les signer et de leur donner les moyens de leurs ambitions. Ils regretteront cette affiliation au style gothique, estimant que leur musique se trouve loin de celle des groupes évoluant dans ce genre. Pourtant, même si leur musique vogue loin de ces rivages, difficile de ne pas y voir des liens de parenté.
Comme le style gothique et le label 4AD, le groupe Dead Can Dance a rencontré un certain succès commercial et a conquis de nombreux fans. Mais surtout, ils ont eu une importance considérable dans la généalogie de la musique populaire. Au fil des albums leur Cold Wave teintée de romantisme et de mysticisme a intégré des musiques médiévales, de la renaissance ou bien des musiques traditionnelles du monde entier ; ce qui rend difficile le choix d’un seul disque. Le groupe s’est séparé en 1998, laissant le temps d’une carrière solo aux deux chanteurs, surtout Lisa Gerrard qui a collaboré à de nombreuses bandes originales. En 2012 ils ressortent un album studio et In Concert est, comme son nom l’indique, le témoignage de la tournée qui a suivi. La moitié des titres viennent du dernier album en date, on y trouve aussi deux reprise et le reste est puissé dans le large répertoire du groupe.
Difficile de décrire les sensations créées par l’écoute de ce disque, c’est un de ceux qui justifient l’achat d’un système haute-fidélité de qualité. Tout est magnifique et prenant, les timbres des instruments, les voix, la scène sonore – bien que l’on pourrat critiquer quelques choix artistiques comme l’écho accompagnant la voix de Brendan Perry sur Song To The Siren. Les compositions donnent l’impression que ce n’est pas vous qui écoutez la musique mais que c’est elle qui vient vous chercher pour vous amener dans un monde labyrinthique et mouvant. Sur certains enregistrements on se questionne parfois sur les cuivres et les cordes qui ne sont pas joués par des instruments mais viennent de synthétiseurs. Ici peu importe, on se laisse porter par ce flot musical qui mélange les inspirations classiques aux percussions africaines, comme une liturgie païenne et toujours ces voix magnifiques, inimitables, qui dominent les moments les plus intenses. Autant vous dire que si vous avez des voisins il vaut mieux éviter d’écouter ce disque car il appelle à monter le niveau. Pour moi un disque de chevet.











