Artiste : David Walters
Album : Ti Love
Label : Heavenly Sweetness
Lien : https://www.heavenly-sweetness.com/
Style : Musique Du Monde, Pop
Né à Paris d’une mère d’origine martiniquaise née à Londres, David Walters s’installe à Marseille. Métropolitain, il a d’abord des rapports complexes avec les Antilles, mais son amour du voyage et des rencontres aura raison de ses premières réticences. Après des années consacrées au sport de haut niveau, il se tourne en autodidacte vers la musique. Profitant de la dimension cosmopolite de sa ville d’adoption, il s’initie à de nombreuses traditions, qu’il mêle dans ses albums à partir de 2006. Il devient même animateur de l’émission télévisée « Les Nouveaux Explorateurs », qui présente des musiciens à travers le monde.
Avec Ti Love, David Walters met un peu entre parenthèse son passé de beat maker pour nous plonger dans une Folk créole, solaire, qui s’inspire des Antilles ou des caraïbes au sens large. Le rythme est toujours central, mais il y a moins de place pour l’électronique. L’artiste nous amène dans ses voyages musicaux entre le Cap-Vert, la Jamaïque, l’Afrique et bien sûr la Martinique, le tout dans la douceur d’une fin de soirée où le soleil tarde à nous dire au revoir. Les rencontres construisent aussi ce disque avec la présence de Keziah Jones ou Fatoumata Diawara. La musique qui en résulte pourra aussi se tourner vers des standards internationaux, à l’image du disco « Vini Jwen Mwen » ou du titre funk « Mr Maraboo ».
Peaufiné en compagnie de Guts –ancien d’Alliance Ethnik– et du jeune Neeweed, le son de ce Ti Love garde une approche moderne, allant sur certains titres jusqu’à un rendu urbain. Les percussions bénéficient particulièrement de la largeur de la scène sonore et de la lisibilité qui permet de bien localiser chaque intervenant. C’est un son doux, légèrement chaud, d’une couleur cuivrée qui se garde de toute agressivité. Mais là où il est le plus séduisant, c’est lorsqu’il se met au service de la délicatesse des musiciens, notamment dans « Voodoo Love » ou sur les deux morceaux en fin de disque, les plus dépouillés et sans doute les plus touchants.













