Artiste : A Place To Bury Strangers
Album : Rare And Deadly
Label : Dedstrange
Lien : https://www.aplacetoburystrangers.com/
Style : Rock, Alternatif & Indé
Basé à New-York, le groupe A Place To Bury Strangers voit le jour en 2002 autour d’Oliver Ackermann qui, à la suite de changements d’effectifs, prendra une place centrale dans la formation. Avant même la sortie de leur premier album en 2007, grâce à leurs trois premiers EP et surtout à des concerts intenses décrits comme les plus bruyants de New-York, le combo jouit d’une belle réputation auprès des critiques musicaux et du public de la ville. Fortement inspirés par The Jesus and Mary Chain, ils jouent à leurs débuts en première partie des Black Rebel Motorcycle Club ou de Nine Inch Nails. À ce jour, le groupe a publié une dizaine d’albums, incluant live et compilations.
Même si certains titres peuvent nous faire penser le contraire, Rare And Deadly n’est pas à proprement parler un album d’A Place To Bury Strangers, puisque c’est une compilation de démos enregistrées par Oliver Ackermann himself. C’est donc lui qui joue tous les instruments, sauf sur le titre « Heartless » où s’ajoute la participation de Paul Jacobs à la batterie. Démos oui, mais que les fans du groupe se rassurent, la distorsion chère au guitariste est toujours présente –ce n’est pas pour rien qu’il est à la tête de la marque de pédale pour guitare Death By Audio!– tout comme les fantômes de la Cold-Wave se retrouvent dans une rythmique hypnotique et froide.
Les titres de cette compilation sont bien plus que des ébauches et méritent l’intérêt de tout amateur de Noise. Mais comme ils sont le travail d’un guitariste obsédé par la distorsion, les autres instruments ne bénéficient pas des soins que l’on retrouve sur les albums studio officiels du groupe. Pour autant, la sonorité quelque peu livide qui domine sur la plupart des titres de ce disque se marie bien avec le style abrasif et sans concession qu’arbore le groupe habituellement. Le son prend juste une tournure plus industrielle, perceptible notamment sur un morceau comme « Resurrected ». Les limitations liées à une absence de travail élaboré en studio ne sont heureusement pas rédhibitoires pour l’auditeur, même sur un bon système hi-fi.












