Artiste : Beck
Album : Everybody’s Gotta Learn Sometime
Label : Iliad Records – Capitol Records
Lien : https://www.beck.com/
Style : Pop, Alternatif & Indé
Comme évoqué dans les lignes de notre magazine Vumètre n°63, Beck s’est imposé sur la scène internationale en 1994 avec le succès inattendu du single « Loser », qui a envahi les ondes et s’est imposé comme le symptôme d’une génération désabusée. Par la suite, il s’est montré être un bricoleur génial, véritable touche-à-tout musical, se déjouant des styles et des attentes du public. En plus de ses propres albums, Beck est aussi plasticien et producteur. Francophile, il collabore à la création de l’album IRM de Charlotte Gainsbourg, participe à l’album 10,000 Hz Legend de Air et on le voit apparaître sur de nombreuses bandes originales.
Ce nouveau petit album de huit titres est constitué de reprises, sauf le titre « Ramona » qui est un original ; il comprend deux chansons qui ont déjà été entendues au sein de bandes originales de films. Bien que ces titres soient de sources diverses, une unité les rassemble. Déjà la voix et le chant nonchalant, presque désabusé de Beck. Ensuite un rythme et des ambiances empreintes de langueur. L’interprétation des titres comme l’instrumentation sont à ranger au côté de la Folk ou de la Variété des années 60, évoquant parfois l’Easy Listening, au risque d’ailleurs de peut-être dérouter les adeptes des expérimentations dont l’artiste a parsemé sa discographie.
L’intérêt majeur de ce disque, si on ne le trouve pas déjà ailleurs, se discerne clairement dans le son qui s’y déploie. Paradoxalement, si l’on se rappelle que les titres viennent de sessions différentes, on leur trouve malgré tout un air de famille. Dès « Eveybody’s Gotta Learn Sometime », une chaleur habite chaque note, l’aigu des cymbales ou le toucher des cordes de la guitare nets contrecarrant le confort sonore capiteux et enrobant de la basse ou des cordes de « Can’t Help Falling In Love ». Cette ambivalence se ressent même sur les titres plus intimes comme « Your Cheatin’ Heart », dont le rendu garde ce caractère luxueux et cosy. Un disque à écouter lorsque l’on est soi-même dans un certain état d’esprit, par exemple affalé sur un canapé, en cuir évidement…











